Ma passion pour les objets anciens me vient de mon plus jeune âge.
Lorsque j’étais enfant, avec mes parents, nous rendions visite à mes grand-mères un dimanche sur deux.
L’une restaurait des tapis anciens pour un antiquaire, j’étais toujours fasciné par les rouleaux colorés empilés sous la cage d’escalier.
Son mari était le réparateur du village, son atelier désordonné regorgeait de montres, de radios, de vélos, d’horloges et de toutes sortes d’objets intéressants.
Mon autre grand-mère tenait un pub rural et pour m’occuper, j’étais autorisé à explorer des malles et des boîtes qu’elle avait accumulées dans son immense grange.
Elle adorait dénicher lors de brocantes les petits trésors d’une époque révolue, qu’elle finissait par m’offrir le plus souvent. Au fil des ans, grâce à elle, j’ai constitué une belle collection.
Adolescent, j’ai commencé à acheter des objets anciens grâce à l’argent que je gagnais en livrant des journaux.
Ma carrière d’antiquaire a réellement commencé quand j’ai dû me résoudre à céder une partie de mes collections faute de place.
C’est ainsi qu’une partie des premiers cadeaux de ma grand-mère ont été sacrifiés pour subvenir aux besoins de la vie
Mes préférences artistiques ont évolué au fil du temps, mais cette initiation précoce à l’artisanat de qualité, m’a permis d’accéder à tous les domaines créatifs, même les plus subjectifs.
Cette passion continue de s’enrichir à chaque nouvelle découverte.



